Retour sur la projection-débat au Cinéma Le Vox du film « La Maison des Femmes », réalisé par Mélisa Godet.
Le vendredi 13 mars, trois centres sociaux dont l’ESC Croix des Oiseaux, représenté par une dizaine de femmes, étaient au cinéma Le VOX pour voir La Maison des Femmes.
Ce film, inspiré d’une histoire réelle, met en lumière un lieu de soin dédié aux femmes issues d’horizons divers avec des parcours variés, mais toutes unies par une expérience commune de violence : violences conjugales, excisions, mariages forcés et les souffrances émotionnelles, physiques et psychologiques qui en découlent. Le personnel de cette structure (gynécologue, sages-femme, psychologue, coach sportif, esthéticienne, photographe) déploie tous les efforts nécessaires pour aider ces femmes à retrouver justice et douceur dans leur quotidien, tout en leur redonnant espoir et sens à leur vie.
Ce fléau, bien que reconnu depuis longtemps, continue de croître malgré les nombreuses dénonciations. Chaque année, des milliers de femmes subissent des violences, et trop parmi elles en payent le prix ultime. Face à cette réalité, il est important de s’interroger sur la position à adopter face à ce problème qui concerne toutes les femmes et dont l’acte posé n’est pas que physique mais aussi moral.
Quelques femmes de l’ESC Croix des Oiseaux ont subi des violences sous différentes formes, souvent dans le silence. Certaines ont été frappées, d’autres insultées, harcelées ou encore menacées. C’est une réalité tragique.



Il est crucial de créer davantage de lieux d’accueils similaires, en collaboration avec les structures de défense et de sécurité pour écouter et répondre aux besoins spécifiques de chaque femme. Il faut aussi une base policière au sein de ces lieux pour faciliter les démarches des victimes, qui peuvent souvent craindre de se rendre au commissariat. En effet, dans le film, la police a reçu une formation à la Maison des Femmes sur la question des violences conjugales mettant l’accent sur l’importance d’écouter, d’intervenir et de répondre aux besoins des victimes. Cette formation a par la suite permis aux policiers d’aider à sauver une victime.
Une autre leçon tirée du film est celle de la confiance et de l’entraide mutuelle entre les femmes. Toutes les femmes, qu’elles soient victimes ou non, doivent devenir militantes et solidaires. Les victimes doivent dénoncer leur situation, ne pas avoir honte et se confier à une personne de confiance, que ce soit dans un centre social ou à France Services. Les non-victimes doivent quant à elles être attentives à leur entourage, conseiller et dénoncer pour contribuer à sauver des vies. Les femmes ont le droit de vivre, libres de toute violence et discrimination, le droit à la santé physique et mentale, à l’éducation, à la propriété, à voter et à un salaire égal.
Ce film est une véritable prise de conscience, un hymne à la vie. Peu importe les épreuves traversées, les victimes ne sont jamais seules, il y aura toujours une porte ouverte et une oreille attentive prête à écouter et à les soutenir.
Carole, Nouria, Naïma et Rabia
Coordination : Sabine Bayala


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